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Couzon au Mont d’Or

 

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Description du parcours

Km 0 : Depuis l'église, prendre successivement la Rue Pierre Dupont à droite, la Rue Philibert Gaillard à gauche, puis la Rue de l'Ecoran à droite.
Tout de suite après le pont de chemin de fer, possibilité de tourner à gauche : sens inverse du sens conseillé.
Km 0.5 : En haut de la Rue de l'Ecoran, prendre à droite, puis encore à droite la Rue Rochon.
Km 1 : Quitter enfin le goudron pour un chemin très raide et caillouteux. Passer sous le tunnel de pierres en prenant garde à la hauteur de la voûte qui va en diminuant.
Respecter ce fragile édifice.
Km 1.8 : Suivre la route sur 50 m. et prendre deux fois à droite un chemin en sous-bois.
Attention ! Chemin étroit et glissant: tenir les enfants près de soi.
Km 2.9 : Après une descente vertigineuse, tourner à droite dans la Rue Paupière. Au croisement, tourner à gauche et longer la voie ferrée pour revenir au point de départ.
Km 3.5 : Eglise de Couzon.

Le promeneur curieux a choisi de partir de l'église et de suivre, comme il est conseillé, le circuit dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. On part donc par l'Ecoran, une vieille voie traditionnelle empruntée sans doute par un ruisseau comme il y en avait tant dans le Mont d'Or à l'époque où l'on ne cirait pas les chaussures.
Et l'on arrive au pied de la montagne à l'endroit où la route de Poleymieux fait un coude. Alors les choses se corsent et l'on attaque la côte près du captage du Rochon que l'on reconnait à la forme voûtée de sa citerne. Le chemin caillouteux conduit rapidement à l'aqueduc romain exactement sous les fils de la ligne électrique à haute tension.

Rien à voir avec des arcades en élévation. Zéro pour le spectaculaire ! Le chemin, en se creusant, a "déchaussé" l'aqueduc enterré qui le traversait en biais, découvrant ainsi toute la structure du radier, c'est à dire du soubassement de l'ouvrage.

Si l'on prend le temps de flâner un peu, on peut suivre l'aqueduc sur une cinquantaine de mètres dans les anciennes vignes qui s'étendent derrière l'accotement à gauche. Pour tout comprendre, la lecture du fascicule du Pré-Inventaire des Monuments et Richesses Artistiques (Département du Rhône), rédigé par Jean BURDY, est nécessaire.

Immédiatement après l'aqueduc, prendre à gauche le sentier le moins visible. Si par erreur il vous arrivait de continuer le chemin caillouteux, vous arriveriez dans un site qui vous ferait tourner la tête : le site des Grandes Torrelles (attention : ruines instables et carrières dangereuses).

Mais vous êtes disciplinés et attentifs et vous suivez le chemin balisé qui vous fait passer sous un tunnel de pierres sèches, petite réplique des Grandes Torrelles. Juste après le tunnel, à droite, un escalier de vigneron typique. Plus haut à la fin du chemin (quelques mètres après la croix de balisage interdisant d'aller plus loin) une petite caborne dans le mur de l'accotement à gauche.

Le reste ? Hissez-vous jusqu'à la petite carrière de CANALE (c'est le nom du dernier exploitant) qui se trouve à Pélossey. Ne vous étonnez pas si, au coin d'un bois, on vous parle de "Plocet" : c'est la même chose, un de ces lieux fréquentés par nos ancêtres depuis de nombreux siècles, sinon des millénaires.

Un cheminement à gauche, en sous-bois, des chirats. Après un carrefour de sentiers à peine visibles, la pente s'accentue et vous tombez sur le Trou du Diable, qui fume par temps froid et brumeux. Cinquante mètres plus bas, une autre faille, elle aussi fumante.

Il n'y aurait plus qu'à se laisser aller jusqu'en bas, si l'on ne faisait marcher que les jambes. Mais on a une tête, que diable ! Et des yeux pour constater que l'on descend tout droit dans une sorte de chemin creux (s'il n'est pas creux, c'est qu'il a été récemment comblé) qui emprunte l'arête de la montagne depuis le haut où il est délimité par des chirats jusqu'aux Paupières où nous allons aboutir.

Pour augmenter notre perplexité, sachez que ce chemin creux était un ruisseau qui prenait peut-être sa source vers l'étrange croix que vous ne pouvez manquer de voir en descendant (croix du Tignot) et qui plus bas faisait tourner des moulins. Il s'appelait et il s'appelle encore la Fricoule, c'est-à-dire l'eau fraîche.

C'est fini pour le bla-bla du promeneur curieux : en bas de la descente, il ne reste plus qu'à longer la voie ferrée pour regagner le centre du village et l'église. Avec un petit brin de nostalgie lorsque l'on imagine ce pays avant la voie ferrée.